SOUNDART

 Hall, quadriphonie recorded at Markthalle, premiered at Digitales, Basel, 2018, stereoredux L'invisible 2016 
Nous sommes gratuits 2015 Trahir la place / The Betrayed Square 2015-ongoing Unstillbare Ruhewelle 2014 Bolidage 2012-2014 Pantogreffe 2013 [wirvwar] 2010 Pont sonore BELJU 2009
Camp Victory 2005

L'INVISIBLE - 2016


 
quadriphonie 32' (ci-dessus version stéréo-réduite)

trailer

contrebasse : Aleks Gabrys
trombones : Sebastian et Artur Smolyn
partition orale : Antoine Chessex
enregistrements : CarlY et Stéphane Montavon
montage quadriphonique : Stéphane Montavon 

Première : Flatterschafft, Bâle, 19.11.2016 
Diffusion : Espace d'art contemporain Les Halles, Porrentruy, 30.4.17

L'invisible est une pièce composée « in-situ » pour contrebasse et trombones, d'après une partition orale d'Antoine Chessex, et enregistrée à l'anglaise dans le pont autoroutier de Ottmarsheim (D/F). Les singularités du paysage sonore de ce « non-lieu » transfrontalier sont sa longue réverbération et les détonations que les véhicules en passant sur le joint de dilatation du pont provoquent à l'intérieur.

Das Stück für Kontrabass (Aleks Gabrys) und Posaunen (A. und S. Smolyn) wurde in der Autobahnbrücke von Ottmasheim erstmal nach einer mündlichen Partitur von Antoine Chessex interpretiert und aufgenommen, dann in ein elektroakustisches Surround-Stück umgesetzt. Der wenig zugängliche Aufnahmeort kennzeichnet sich durch seinen langen Nachhall und vor allem durch folgendes klänglisches Merkmal: der bombenartigen Knall der Fahrzeuge, jeweils wenn sie über die Brückfugen fahren.

*

Soutiens
Fonds de coopération BS-JU
Fonds de coopération TdB-JU
Pro Helvetia Cairo
Fri-Art, Fribourg 
Espace multimedia gantner & Conseil Général 90.fr F, TdB
Migros KulturProzent 
Ernst Göhner Stiftung

[WIRVWAR] - 2010

A l'anse du Bois-aux-Morts, Basse-Ville, Fribourg, 2012 En haut de Saint Nicolas Varlin, Usine à Gaz, Planche Inférieure, 1940 Du cinéma pour l'oreille, Nouveau Monde, juillet 2012  
Varlin, Montée de Lorette, 1940 Au saut de l'Auberge de Zähringen

*
Presque tout le quotidien a été vu mais l'a-t-on assez écouté ?
ou tellement même ouï-vu ? rumori o voci en situation mouvements remous rumeurs c'est la pâte dont se constituent une atmosphère et l'histoire d'un lieu
étant donné Fribourg arpentages aux microphones on découpe monte spatialise les langues doivent faire une serpente à présent c'est fait on a fait le paysage, esquisses et archives

*
ouïr-voir
entre là
[wirvwar]

Il y manque pour achever l'illusion une brise légère, des pavillons flottants, les bruits du clapotage des vagues, quelques commandements à l'aide du porte-voix. Il est vrai que l'on pourrait redouter alors, tant l'imitation serait parfaite, que les visiteurs, transformés en passagers, ne ressentissent l'effet du mal de mer
La Nature (1889)

Y a-t-il un paysage socialiste ?
[wirvwar]

Les chiens qui aboient dans le ciel
–  François

Et puis les routes sont jolies
Mme X

Quelques tableaux qui ont survécu 
Gilbert 

... pluie, vent, grêle, cris lointains, chiens en détresse, prière du voyageur, désastre dans le chalet, piaulement d'enfants épouvantés, clochette de vaches perdues, fracas de la foudre, craquement des sapins, finale, dévastation des pommes de terre 
George Sand (1836)

C'est...
c'est faire partir...
assez
bonheur
Maria  


verstion stéréoréduite


[wirvwar]
pièce quadriphonique faite à Fribourg (CH) autour de l'idée de paysage

Audioblog: www.wirvwar.blogspot.com 

S. Montavon: textes, enregistrements, montages
G. Aubry : mix & master
Avec les voix de: Maria, Jean, Gilbert, Céline, François, Anne-Iris, Maurizio, Alexis, Juan et ses potes, de Spiritalp, des gars des Grand-Places, d'anonymes, merci à elles
Citations e.a. de René Bersier, Holzfäller im Winterwald (1965), Beethoven, Symphonie pastorale (1808), Jacques Vogt, L'Orage (dès 1834), Jacques Thévoz dans Horizons (1971, réal. TSR, Armand Caviezel), Jean-Paul Goumaz, Le crieur public d'Estavayer-le-Lac (1967) 

production BBI

Première le 3 juillet 2010, Belluard Bollwerk International, Fribourg
Diffusion, quadri, 23.10.11, CCP Moutier, avec Les Péruviens Volants
Diffusion, quadri, 26.10.13, Pataphysisches Institut Basel PIB, 25.10.2013

presse jusqu'à 2010

Quadraphonic audio piece with Gilles Aubry, 67 min.
Commissioned by the Belluard Bollwerk International Festival, Fribourg
Premiered on july 3rd 2010
The piece addresses the idea of landscape from an auditory perspective. Aubry & Montavon have collected various audio sources on location to recreate a complex and subjective soundscape which underlines the discursive and dynamic character of landscape production.
Among the voices of inhabitants and experts describing specific locations in the City of Fribourg, one can hear throughout the piece several field recordings and excerpts of descriptive music compositions related to landscape categories.

Klanglandschaften, Stimmen, Bewegungen und Geflüster – das ist der Stoff, aus dem die Geschichte und die Stimmung einer Stadt auch entstehen. Denn was ist eine Landschaft? Das Bild vor mir, oder diese Umgebung, die sich um mich entfaltet, die ich betrete, und die in mich bereits eingedrungen ist?
[wirvwar] ist eine Landvermessung von Freiburg mit dem Mikrophon im Anschlag. Aubry & Montavon veröffentlichen bereits vor der Aufführung in Freiburg das Rohmaterial auf www.wirvwar.blogspot.com. Diese für alle jederzeit anhörbare Seite dient als Archiv von klanglichen Skizzen und Fragmenten, die zur endgültigen Montage beigetragen haben. Die Frage nach der Landschaft ist hier an sich ein Paradox, gibt es doch nichts zu sehen, sondern zu hören. Man lauscht bei [wirvwar] Stimmen, die Landschaften beschreiben, und Klangaufnahmen, die an Orten durchgeführt worden sind, die man eher besucht, um ein Panorama zu sehen, z.B. auf der Kirchturmplattform oder auf einer Aussichtsterrasse in der pittoresken Altstadt. Als Gesprächspartner wählten Aubry und Montavon Personen, die entweder es mit Urbanistik zu tun haben, also den öffentlichen Raum gestalten, der Stadtplaner, der Architekt, oder solche, die den öffentlichen Raum nutzen, Passanten, Demonstrierende, usw. Weiter interviewten sie Musiker, die Instrumente spielen, die in und für eine Landschaft gedacht sind, Alphornbläser, Glockenspieler, Trommler am Flussknick, sowie den Organisten aus dem Freiburger Münster. Für die dortige Orgel hat nämlich Johannes Vogt das im 19. Jhd weltberühmte Stück „L’orage“ (das Gewitter) komponiert, ein Stück, welches ein atmosphärisches Ereignis imitiert und sich einem Phänomen widmet, das bei der Konstruktion der Landschaft prominent mitgespielt hat.
Wenn ein Ausgewanderter dann zu Wort kommt, vergleicht er die Schweizer Landschaft mit der seiner Heimat Rwanda, darauf erzählt er von Landsleuten, denen er in Freiburg begegnet, und die nahe am Genozid beteiligt waren, so nahe nämlich, doch hat anscheinend weder der Schweizer Bürger noch die hiesige Immigrationspolitik den Sinn dafür. Glänzend grüne Hügel, aber unsichtbare Nächsten. Wenn fast alles gesehen worden ist, ist noch nicht alles so leicht gehört. Vom Panorama zur Doku-Fiktion zerstückelt sich ein Ort mit seinen Stimmen oder Geräuschen.

A VENIR


*
22, 24 & 25.5.19 Ancienne Synagogue Hegenheim
    
*
28.11-3.12.18 Pravo Ljudski Film Festival, Sarajevo
Program "All power to the imagination"
The Betrayed Square

*
28.10.18 Ji.Hlava IDFF
Competion Between the Seas
The Betrayed Square, world premiere

*
19 août 2018 Digitales, Basel - 14:00-22:00
Hall 10'00'' et L'invisible 24'00'' (version courte), pièces quadriphoniques

*

mars 2018
libretto de Trahir la place édité en e-book pour la collection de l'EMG
design Gilles Lepore 
 


*
février 2018 
tirage de 17 estampes à partir de stills du film The Betrayed Square
pour l'Espace d'art contemporain Les Halles, Porrentruy
@Atelier de Gravure, Moutier, Gilles Lepore et Romain Crelier at work






*
16.12.17
lecture Crevures @festival Edicion Biel

*
10.11.17
projection Trahir la place @Pataphysisches Institut Basel


CUTS TO COME - 2011/2013


 
Cuts to come
 
I Trapped around Talaat Harb Square 
cut-up out of: Endgame, sandmonkey.org, 25 March 2007

II 

#jan25 people 
cut-up out of: @twitter.com/#!/sandmonkey, 2 February 2011

III 

Any news left 
cut-up out of my sms, 23 May 2011

IV  

Actualités 
a mail to friends, 9 March 2011

Made for komplot, bxl, curated by raphael cuomo and maria iorio, Et si jamais devient, Opening 27 june 2011
(suite : 2013)

présentation de MOTS SLOW @I Never Read, Art Book Fair Basel 18. – 21. 06. 2014

[wirvwar] - 2010

A l'anse du Bois-aux-Morts, Basse-Ville, Fribourg, 2012 En haut de Saint Nicolas Varlin, Usine à Gaz, Planche Inférieure, 1940 Du cinéma pour l'oreille, Nouveau Monde, juillet 2012  
Varlin,Montée de Lorette, 1940 Au saut de l'Auberge de Zähringen

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Presque tout le quotidien a été vu mais l'a-t-on assez écouté ?
ou tellement même ouï-vu ? rumori o voci en situation mouvements remous rumeurs c'est la pâte dont se constituent une atmosphère et l'histoire d'un lieu
étant donné Fribourg arpentages aux microphones on découpe monte spatialise les langues doivent faire une serpente à présent c'est fait on a fait le paysage, esquisses et archives

*
ouïr-voir
entre là
[wirvwar]

Il y manque pour achever l'illusion une brise légère, des pavillons flottants, les bruits du clapotage des vagues, quelques commandements à l'aide du porte-voix. Il est vrai que l'on pourrait redouter alors, tant l'imitation serait parfaite, que les visiteurs, transformés en passagers, ne ressentissent l'effet du mal de mer
La Nature (1889)

Y a-t-il un paysage socialiste ?
[wirvwar]

Les chiens qui aboient dans le ciel
–  François

Et puis les routes sont jolies
Mme X

Quelques tableaux qui ont survécu 
Gilbert 

... pluie, vent, grêle, cris lointains, chiens en détresse, prière du voyageur, désastre dans le chalet, piaulement d'enfants épouvantés, clochette de vaches perdues, fracas de la foudre, craquement des sapins, finale, dévastation des pommes de terre 
George Sand (1836)

C'est...
c'est faire partir...
assez
bonheur
Maria  


verstion stéréoréduite


[wirvwar]
pièce quadriphonique faite à Fribourg (CH) autour de l'idée de paysage

Audioblog: www.wirvwar.blogspot.com 

S. Montavon: textes, enregistrements, montages
G. Aubry : mix & master
Avec les voix de: Maria, Jean, Gilbert, Céline, François, Anne-Iris, Maurizio, Alexis, Juan et ses potes, de Spiritalp, des gars des Grand-Places, d'anonymes, merci à elles
Citations e.a. de René Bersier, Holzfäller im Winterwald (1965), Beethoven, Symphonie pastorale (1808), Jacques Vogt, L'Orage (dès 1834), Jacques Thévoz dans Horizons (1971, réal. TSR, Armand Caviezel), Jean-Paul Goumaz, Le crieur public d'Estavayer-le-Lac (1967) 

production BBI

Première le 3 juillet 2010, Belluard Bollwerk International, Fribourg
Diffusion, quadri, 23.10.11, CCP Moutier, avec Les Péruviens Volants
Diffusion, quadri, 26.10.13, Pataphysisches Institut Basel PIB, 25.10.2013

presse jusqu'à 2010

Quadraphonic audio piece with Gilles Aubry, 67 min.
Commissioned by the Belluard Bollwerk International Festival, Fribourg
Premiered on july 3rd 2010
The piece addresses the idea of landscape from an auditory perspective. Aubry & Montavon have collected various audio sources on location to recreate a complex and subjective soundscape which underlines the discursive and dynamic character of landscape production.
Among the voices of inhabitants and experts describing specific locations in the City of Fribourg, one can hear throughout the piece several field recordings and excerpts of descriptive music compositions related to landscape categories.

Klanglandschaften, Stimmen, Bewegungen und Geflüster – das ist der Stoff, aus dem die Geschichte und die Stimmung einer Stadt auch entstehen. Denn was ist eine Landschaft? Das Bild vor mir, oder diese Umgebung, die sich um mich entfaltet, die ich betrete, und die in mich bereits eingedrungen ist?
[wirvwar] ist eine Landvermessung von Freiburg mit dem Mikrophon im Anschlag. Aubry & Montavon veröffentlichen bereits vor der Aufführung in Freiburg das Rohmaterial auf www.wirvwar.blogspot.com. Diese für alle jederzeit anhörbare Seite dient als Archiv von klanglichen Skizzen und Fragmenten, die zur endgültigen Montage beigetragen haben. Die Frage nach der Landschaft ist hier an sich ein Paradox, gibt es doch nichts zu sehen, sondern zu hören. Man lauscht bei [wirvwar] Stimmen, die Landschaften beschreiben, und Klangaufnahmen, die an Orten durchgeführt worden sind, die man eher besucht, um ein Panorama zu sehen, z.B. auf der Kirchturmplattform oder auf einer Aussichtsterrasse in der pittoresken Altstadt. Als Gesprächspartner wählten Aubry und Montavon Personen, die entweder es mit Urbanistik zu tun haben, also den öffentlichen Raum gestalten, der Stadtplaner, der Architekt, oder solche, die den öffentlichen Raum nutzen, Passanten, Demonstrierende, usw. Weiter interviewten sie Musiker, die Instrumente spielen, die in und für eine Landschaft gedacht sind, Alphornbläser, Glockenspieler, Trommler am Flussknick, sowie den Organisten aus dem Freiburger Münster. Für die dortige Orgel hat nämlich Johannes Vogt das im 19. Jhd weltberühmte Stück „L’orage“ (das Gewitter) komponiert, ein Stück, welches ein atmosphärisches Ereignis imitiert und sich einem Phänomen widmet, das bei der Konstruktion der Landschaft prominent mitgespielt hat.
Wenn ein Ausgewanderter dann zu Wort kommt, vergleicht er die Schweizer Landschaft mit der seiner Heimat Rwanda, darauf erzählt er von Landsleuten, denen er in Freiburg begegnet, und die nahe am Genozid beteiligt waren, so nahe nämlich, doch hat anscheinend weder der Schweizer Bürger noch die hiesige Immigrationspolitik den Sinn dafür. Glänzend grüne Hügel, aber unsichtbare Nächsten. Wenn fast alles gesehen worden ist, ist noch nicht alles so leicht gehört. Vom Panorama zur Doku-Fiktion zerstückelt sich ein Ort mit seinen Stimmen oder Geräuschen.

LE PALAIS DU DJINN - 2011


 

text given to Ines Lechleitner for Saprophyt Radio Part Nine
with Gilles Aubry, Raphaël Grisey, Stéphane Montavon and Kathrin Wildner

TABLE OF CONTENTS RADIO
documents and response
sense / correspondence 2

13.12.2011 

PONT SONORE BELJU 2009(2013)



Pont sonore Belju

/ installation sonore transfrontalière dans la zone belju (Territoire de Belfort - Canton du Jura)
/ performances dans l'espace public
/ campagne de field recordings, résidences, sound streaming, archivage sonore
/ audioblog 
6 semaines, août-septembre 2009
4 sites publics: Delémont, Porrentruy, Bourogne, Belfort

invités
Michael Northam (US), Duncan Whitley (UK), Pali Meursault (F), Aymeric de Tapol (F), Collectif ÖDL (F), Dinah Bird & Jean-Philippe Renoult (F), Eric Cordier (F), Helena Gough (UK)

publications
1 site de streaming et upload durant la performance, programmation Pierre Steulet
1 audioblog durant le temps de la performance
1 site de publication des oeuvres produites pendant la performance, 1.9.2013 label Universinternational
42 beljaffuches, Musée des Arts, Moutier, 1.9.2013


hôtes
théâtre du granit, belfort; espace multimédia gantner, bourogne; galerie les halles, porrentruy; club de boules le béridier, delémont; vernissage lübi, les émibois; les digitales, porrentruy

en collaboration avec Gilles Aubry et CarlY
design et web
Gilles Lepore et Pierre Steulet
stream
la boîte blanche
Sélection Sitemapping/art numérique, Office fédéral de la culture, 2009

During summer 2009, sound artists Gilles Aubry, Stéphane Montavon and Carl Y are constructing an archive of environmental sounds around the Belju, a fictive area at the Swiss-French border between Canton du Jura (CH) and Territoire de Belfort (F).
The work documents the sonic landscapes of natural, urban and industrial sites of this transnational area, in particular those of transit of individuals and goods between both sides of the border. The sound recordings are combined together and redistributed in the public space opened by the sound bridge via internet, following the idea of a temporary redisplay of geographical representations and of national and cultural borders.
Four permanent listening sites are installed in the cities of Belfort (F), Bourogne (F), Delémont (CH) and Porrentruy (CH), starting the 15th of August until the 12th of September 2009.
On the web, the Belju sound bridge exists as a playable sound archive and an open blog.
Live performances and interventions with international guest artists take place on various locations on this territory during the project.

About the context
The Belju sound bridge project takes place on a transnational area constituted by the Territoire de Belfort in France, population 145'000, and the Swiss Canton du Jura, 70'000. Economically, the situation is characterized by a substantial difference in prosperity between the two regions. As a result, many French crossborder people work daily in companies based on the Swiss side, essentially in the sector of metal industry, watch making and low-cost services. While Swiss citizens only cross the border occasionaly to go shopping in French supermarkets, some of them have for instance choosen to live on the French side, where housing is cheaper than in Switzerland. Or a young French man from the border would go every summer to the same Swiss lake. Or it's about bull sperma from the States crossing the green line. Not a 2D-trip, but a confrontation with a place-to-be. By exploring the soundscape of this region, the Belju sound bridge project should inform a more general understanding of its society and the culture that produces it.

Du 15 août au 12 septembre, Gilles Aubry, Stéphane Montavon et CarlY ont créé Le pont sonore Belju, un projet construit avec leurs invités, et aboutissant à une archive commentée de pièces sonores enregistrées et montées dans un territoire imaginaire, le Belju. C'est à savoir au bord de l’aire géographique comprenant le Territoire de Belfort (F) et le Canton du Jura (CH). Quotidiennement les participants redistribuaient l’archive dans l’espace public formé par le Le pont sonore, et diffusaient à travers un réseau de streaming transfrontalier débouchant sur 4 sites, à Belfort, Bourogne, Porrentruy et Delémont. Ces sites de l’installation consistaient en un dispositif de haut-parleurs conçu de manière à exploiter la résonance spécifique des espaces architecturaux dans lesquels les pièces sonores seraient réimplantées : sous le pont de la RDU (D’mont), dans la cour des Halles (P’truy), dans l’escalier central, mais extérieur, du Granit (B’fort), sur l’aire derrière Gantner (Bourogne). Par ailleurs l’archive était et reste disponible online. Un interface simple permet de la consulter, de la mixer à son gré et d’écouter Radio Belju (belju.info). Un audioblog (belju.blogspot.com) réfléchit sur le processus de construction du Pont sonore, tout en donnant à entendre l'archive de pièces accompagnées de documents et de textes des artistes participant au Belju.
Le projet se déployait également sous forme d’interventions. Ainsi le Belju a investi avec ses giraphones le Château de Morimont le temps d’une journée sonore. Il est venu passer une autre journée sur le site de Delémont. Et quelques heures au Granit. Pour les aborder autrement. Il a aussi été invité à se produire au Festival Les Digitales à Porrentruy, à se greffer sur l’installation Lübi aux Emibois.
Oscillant entre documentation et création sonore, investissement participatif d’un territoire et recherches personnelles, questionnant la site-spécifité, réseautage internet et singularité des gestes d'enregistrement et de mise en scène du son, programme de diffusion et performance, le Pont sonore Belju a été conçu pour mettre à l’épreuve la notion de frontière et d’échange transfrontalier.
Si le son ignore la limite entre intériorité et extériorité du corps, si les auteurs et leurs invités travaillent la matière du son environnemental et tendent, de ce fait, à déplacer les frontières du champ musical, si enfin la réimplantation du son fixé provoque des perturbations, des étrangements audiovisuels, il fallait encore mettre en oeuvre ces puissances déconstructives dans l’approche de plusieurs aspects de la problématique transfrontalière locale. Le Pont sonore Belju s’est intéressé particulièrement aux transformations dues à des politiques tantôt de désenclavage de la région, tantôt de régulation du trafic des biens et personnes, en tant qu’elles touchent les modes de vie et les lieux : frontaliers, routiers, riverains, transitaires, chantier de l’A16 et de la gare TGV, nouvelle douane de Boncourt. Le Belju a écouté également l’histoire de la frontière, mieux les histoires, guerres, réfugiés, contrebandes, amours et les voix de ce différend sans fin.


*
 
Et que des rumeurs s'infiltrent dans votre atmosphère familière. Des paysages d'à côté, des récits de contrebandiers, oreilles en pointe. Que des coulisses sonores débouchent ici, au quotidien, et là, viennent hanter votre regard, en passant sur le pont du Belju.
Scènes de comices aux Halles. Quels rythmes, le marché. Quels événements amoureux cependant. Au réveil, votre café bu, vous chaussez un micro. Lancé dans votre journée, vos oreilles ont des saisons qu'on ne vous connaît pas. Y a-t-il une voix populaire. Ou que des gens au travail. Y a-t-il une vie après l'Ipod. Les clameurs de Sochaux et celles des places de la Liberté, slogans, combats. Crieur public. Ou vous êtes chaud en ligne. Vannez-les-tous. Sur le Pont du Belju, allez. Téléguidez. Que le Belju soit une agence de rencontres tuning.
Mais qu'oit-on à Gourgouton. Et une fois sourde, madame, irez-vous faire vos courses chez Aldi. À Fessevillers peut-être. Aux Essapeux. Que disent les rumeurs de l’atrtachement à la terre. Quelle déclinaison d'entrailles chez certains. Au passage de la frontière. Faut-il garantir la traçabilité sonore du capitalisme de marché. Le Fritz des Rangiers vous en garde. Les oiseaux de l'hôpital. Chtétripe la tchoupe. Oh ja, shame on you. Cam cachée.
Et si l'on organisait le Mondial de foot des fugitifs à Bourogne. Des trains, des avions passeraient là en sifflant, en tonnant. On y construit des fresques de voix sans corps, d'usines sans émissions, de zoos sans odeurs, de chantiers sans poussière. On y entend les palabres d'une mi-temps de sans-papiers, qui se prolonge, étendue là. Fumant sur la pelouse au coeur de l'Europe réimplanté là. Son pano direct.
Des voisines. Le Territoire de Belfort et le Canton du Jura sont deux entités politiques qui partagent une portion de frontière commune, la frontière franco-suisse. Elles sont voisines, c'est arbitraire. Tenez, vous prenez le Doubs. Si tous les matins, vraiment. Des centaines de jeunes filles, ayant chaussé leur Ipod, accouraient des alentours sur le sentier des contrebandiers, à l'envers de Réclère, guidées par une voix leur ordonnant d'y venir sacrifier leur joujou, leur pet, leur fétiche, que se diraient-elle. Et qu'en dira-t-on ailleurs. De là-haut, de la tour, dans les réseaux. Quelle scène dans quelle rotonde. Mais c'est quoi, aujourd'hui, ce voisinage frontalier au bord de la Vieille. Quels refrains, quels actes, quelle communauté. Bienveillantes, les voisines. Surveillantes. Sur le seuil ça palabre. Riposte qu'oreilles tranchées. 

PUBLICATIONS ET CONFERENCES


Poésie en prose

Monographies
Automne 2019 Le Bouge L'Âge d'Homme Lausanne – 2011, le Printemps arabe au Caire
2018 Trahir la place Espace Multimedia Gantner Bourogne – libretto de l'installation éponyme
2016 Crevures d'autre part Genève – poèmes en prose
2014 Bolidage Büro für Problem Basel – libretto de l'installation éponyme
2013 Beljaffuches collection Musée des Arts Moutier – 42 poèmes-affiches
2010 Les écoutis le caire Gruenrekorder, sold out – poème-affiche

Revues
2018 Sur le pont La 5e saison n°4 Vevey
2018 Chaud-froid cairote La 5e saison n°2 Vevey
2011/2013 Cuts to come MOTS SLOW

Web
2019 L'apologue des sardines Les Fils de la Pensée
2011 A djinn palace Radio Saprophyt Wien
2007 Shaabi sitaudis.fr
2004 Sens blanc sitaudis.fr

Cinéma pour l'oreille

2017 The Betrayed Square surround film 44' – Réalisation et prod. MML, Première @Anthology Film Archives NYC; diffusion: International Documentary Film Festival Ji.hlava, competition "Between the Seas" & Pravo Ljudski Film Festival Sarajevo, programme "All power to the imagination"
2016 Nous sommes gratuits surround film 26' – avec Augustin Rebetez, Première @Galerie du Sauvage Porrentruy
2014 Bolidage surround film 40' – Réalisation et prod. MML, Première @Plattfon Stampa Basel

Audioblogs

2010 [wirvwar] – Produktion Belluard Bollwerk International Fribourg
2007 cairotalkingheads – collection Haus der elektronischen Künste Basel, avec Gilles Aubry
2009 Pont sonore Belju avec Gilles Aubry

Pièces en surround, installations sonores, performances

2018 Hall Quadrophonie 10' – Première Digitales Basel, avec Antoine Chessex, Marco Papiro, Aleks Gabrys
2017 L'invisible Quadrophonie 32' – Première EAC ( les halles ) Porrentruy, avec Antoine Chessex
2015 Trahir la place Quadrophonie 47' + Libretto – Première Flatterschafft Basel, avec Antoine Chessex & Gilles Lepore
2014 Unstillbare Ruhewelle quadriphonie 303' – Première Flatterschafft Basel
2013 Pantogreffe 2013 quadriphonie 40' – Première Pantographe Moutier, avec Antoine Chessex & Gilles Lepore
2012 Bolidage Surround Sound Performance 65' – Prod. & première: Belluard Bollwerk International Fribourg, avec A. Chessex & G. Lepore
2010 [wivwar] quadriphonie 73' – Prod. & première: Belluard Bollwerk International Fribourg, avec Gilles Aubry
2009 Dalle sur sous-sol pièce stéréo (2013) 20' – Prod. Belju soundbridge collection, universinternational.org
2009 Pont sonore Belju Installation sonore transfrontalière / Surround Sound Performances / Tonarchiv / Field Recording Residencies, avec Gilles Aubry
2005 Camp Victory Noise Opera 70' – Prod. & première: Festival de la Guitare EJMA Lausanne, mit Gilles Aubry

Estampes

2018 Trahir la place – collection EAC ( les halles ) Porrentruy, avec MML

Articles et exposés

2015 « Le pouvoir des images », Jan Assman, traduction de l'allemand in Emmanuel Alloa (éd.), Penser l'image II, Les Presses du Réel, Paris
2011 L'écoute aux abois conférence avec Gilles Aubry, Institut d'ethnologie méditerranéenne, Aix
2011 Geräusche oder Stimmen in Sabina Brand & Maren Butte (Hrsg.), Bild, Stimme, Fink Verlag, München, S. 145-157
2011 Cinema for ears, avec Tamar Tembeck, in Sabina Brand & Maren Butte (Hrsg.), Bild, Stimme, Fink Verlag, München, S. 20-28
2010 Heroismus im spektakulären Zeitalter. Die Autofiktion Guy Debords in Robert Suter & Thorsten Bothe (Hrsg.), Prekäre Bilder, Fink Verlag, München, S. 61-82
2010 Just that in IACSA, Review of Cultural Studies in Architecture, Vol. 2, n°1, S. 4-6
2008 Touchons du bois in Sang bleu, n° III/IV, Lausanne, S. 526-27
2008 Weg vom text, ab zum Raum! lecture-performance avec Gilles Aubry, Zurich School of Art
2007 Kunst als Verschwörung conférence avec Markus Klammer, kunsthist. Inst. Universität Zürich
2007 What remains of sade? conférence @the annex, Jan Van Eyck Academy
2007 Un autre type d'universalité interview collective avec Jacques Rancière, traduction, & Gesprächsrunde über Jacques Rancières Schriften zur Kunsttheorie, kollektiver Text in: Paradoxien der Partizipation, 31 Das Magazin des Instituts für Theorie der Gestaltung und Kunst n°10/11, S. 9-20 & S. 21-28
2006 Geheul für Masoch lecture-performance avec Markus Klammer, Stadtkino, Basel